Je suis issue de la Formation Professionnelle...

J'ai passé, à 25 ans, un Brevet Professionnel de niveau IV, délivré par la DDT de Lorraine, après un stage de Secrétariat Bilingue Anglais, à Laxou, en banlieue de Nancy.

A l'époque, on prétendait vous enseigner en 9 mois ce que d'autres apprenaient en 3 ans et... ON Y ARRIVAIT !

Après des études Sanitaires et Sociales, non validées, pour cause de rupture de stage pratique dans un IMP éloigné, et des cours du soir à l'Université, pour rattraper un niveau BAC décent, et une pré-formation Bureautique à Besançon, j'ai donc intégré l'AFPA de Laxou en 1990.

Nous apprenions par groupes de 4, pour un ensemble de formation de 16, au total.

Poisse ? Opportunité ? Sur mon groupe, deux éléments étaient totalement dispersés et non motivés, le troisième a quitté le groupe au bout d'un mois de formation, il restait donc... MOI...

C'est seule que j'ai trimé sur les "études de cas", seule que j'ai remis les travaux de groupe, seule que j'ai obtenu mon diplôme, aussi...

Le succès de la Formation Professionnelle pour Adultes repose sur l'exigence du niveau d'entrée en stage, un niveau EFFECTIF, et pas forcément validé par des diplômes, puisque vous y allez pour en acquérir un, à la sueur de votre front (et ça n'est pas qu'une image)...

Votre parcours de vie les intéresse, de même que votre psychologie, puisque votre ténacité, votre "assise" et votre réel intérêt pour la profession que vous vous proposez d'exercer, vont faire tout votre succès à l'examen de fin de stage.

Un Français parfait est impératif pour le tertiaire. Logique.

Un niveau de mathématique décent est requis, de même qu'une culture générale solide, le Secrétariat étant, par essence, polyvalent et ouvert sur le monde, dans son exercice comme dans sa vocation.

Toute la formation, hors cours théoriques, repose sur les fameuses "études de cas", ouvertes, quand on vous en propose le thème (à développer), dirigées, quand on vous les apporte "toutes faites", mais... truffées de problèmes et d'erreurs, que vous devez rectifier.

J'ai appris la dactylographie sur les machines EN FONTE Olivetti, et la tachygraphie dans les deux langues, le Français et l'Anglais, et les mille choses que toute Secrétaire digne de ce nom doit savoir, pour satisfaire aux exigences d'un métier passionnant -et éprouvant- et indispensable à la bonne "marche" d'une PME-PMI ou d'une grande Entreprise.

Dans tout les cas, le travail rendu devait être PARFAIT. Les notes étaient là pour témoigner de votre efficacité et de votre rigueur. Jusqu'au bout, la pression psychologique, équivalente à celle du monde du travail dans les pires cas, vous était appliquée.

Jusqu'au bout, vous aviez la totale incertitude de votre aptitude personnelle à réussir.

Difficile ? Oui, mais... diablement formateur !!!

J'y ai "gagné" ma place en 4ème position de ma promotion, tout en ayant assuré, seule, le travail d'au moins TROIS personnes. Il était, pour moi, hors de question de "renoncer" à la validation de mon stage, non plus, pour l'organisme, que de me faire intégrer un autre groupe, leur "cahier des charges" étant basé sur ces fameux "groupes de quatre".

J'ai aussi assuré ma place chez mon premier employeur, à l'issue d'un stage pratique en Entreprise de un mois, où l'on se demandait bien pourquoi j'étais en formation, eu égard à mon indépendance, à mon assurance, et à l'excellence du travail rendu.

Je salue ici l'efficacité des méthodes de l'AFPA, et l'adéquation des techniques et savoirs que cet Organisme met à la disposition de ses stagiaires, comme des Entreprises appelées à les embaucher.

Bref, ce stage de Formation Professionnelle pour Adultes fut vraiment une réussite, sur tous les plans...

Je suis assez fière de moi.

Je suis reconnaissante, aussi, à toutes les personnes ayant contribué à me donner ma chance de découvrir -et de faire valoir- cette ténacité qui est la mienne, et qui fait toute l'épine dorsale de ma valeur professionnelle, oui, oui, même l'actuelle !

Surtout l'actuelle !

On apprend toute la vie. On acquiert des connaissances, des techniques et des goûts professionnels. L'épine dorsale ne change pas.

Je suis toujours indépendante, volontaire, rigoureuse.

Et dans l'attente du prochain défi,  dans l'espoir d'une vie professionnelle épanouie et satisfaisant à mes besoins d'action et de réussite.

J'écris, je communique, je piste toutes les opportunités, utilise tous les vecteurs, tous les courants techniques et communicatifs, je poursuis ma route...

Comme au "bon vieux temps"...